7 idées reçues sur le bio et le naturel : mon avis

Hello ♥

En règle générale je ne crie pas sur tous les toits que je consomme bio, car s’expriment alors parfois des a priori de tous ordres qui m’agacent un peu. J’estime que chacun est libre de vivre comme il l’entend et selon ses propres convictions, et j’accepte difficilement les  personnes qui portent un jugement dans un domaine qu’elles n’ont elles-mêmes jamais expérimenté. J’ai donc tenu à écrire cet article pour vous donner mon opinion concernant ces réflexions et idées toutes faites qui reviennent systématiquement autour du bio et du naturel.

Le bio c’est cher

Source : Pixabay, Crédit photo : nattanan23

Oui et non, tout dépend de votre façon de consommer. Pour l’alimentation il existe des astuces pour réaliser quelques économies non négligeables : acheter directement auprès des producteurs locaux, miser sur les fruits et légumes de saison et privilégier au maximum le vrac (féculents, légumineuses, céréales, farines, oléagineux, thé, café etc…). Cela permet de compenser les achats plus onéreux tels que la purée d’amande, le miel, la viande ou les baies de goji par exemple. Cuisiner soi-même le plus possible avec des « matières premières » au lieu d’acheter des plats tout faits, allège aussi les dépenses. Cela nécessite une certaine organisation, mais cela vaut vraiment le coup et finit par rentrer dans nos habitudes.

Concernant les cosmétiques et le maquillage, certaines marques sont très accessibles, notamment :

 Il existe aussi des ventes privées proposées par des sites comme Showroomprivé ou Beauté privée (5€ de réduction sur votre première commande en vous inscrivant via mon lien de parrainage : http://bp.ht/1l3ef)  qui offrent de grosses réductions tout au long de l’année même sur des produits bio.

Les promotions que proposent les marques directement sur leur site pendant les périodes de soldes, les box beauté (Nuoo box, Biotyfull box, Belle au naturel, Evidence etc…), les sites de troc ou de seconde main comme Vinted sont des alternatives très intéressantes également pour faire baisser la note.

Une dernière astuce : fabriquer vos propres cosmétiques. Personnellement je fais mon désodorisant pour les toilettes, ma lessive, mon baume à lèvres, mon huile anti-cellulite, mes gommages pour le corps, et certains masques pour le visage et les cheveux. J’aime aussi tester et découvrir de nouvelles choses donc j’alterne entre le fait-maison et les produits tout faits mais les recettes maison sont plutôt économiques surtout quand on possède déjà certains ingrédients.

Au-delà de ces astuces pour dénicher des produits moins chers, qu’ils soient d’ordre alimentaire ou cosmétique, je pense qu’il est utile de rappeler que les prix proposés par les grandes surfaces (pour ne citer qu’elles) ne sont pas le reflet de la réalité. En effet, appliquer la politique des prix bas toute l’année habitue les consommateurs jusqu’à devenir une norme, mettant à mal les agriculteurs (qui ne sont pas rémunérés à leur juste valeur) et notre santé (produits irritants, peu qualitatifs et contenant des ingrédients controversés). Payer peu cher a forcément des répercussions par ailleurs…

Mettre le prix pour avoir de la qualité, un produit plus durable, plus éthique ou avec un meilleur goût n’est finalement qu’une affaire de choix. Beaucoup sont prêts à payer plusieurs centaines d’euros pour avoir le dernier téléphone à la mode mais vont dire que le bio c’est trop cher… Je suis de celles qui pensent que le bio c’est le prix juste mais le débat est compliqué à entamer si notre interlocuteur est fermé à entendre nos arguments.

Le bio n’est pas efficace 

Source : Pixabay, Crédit photo : Nika_Akin

Il faut savoir que l’offre des cosmétiques bio ne cesse de s’accroître et que de réels progrès ont été faits depuis ces dernières années. Tout comme dans la cosmétique conventionnelle, certains produits sont parfois des flops, pour des raisons assez personnelles et différentes selon les individus (parfum, efficacité, texture, packaging etc…).

Pour moi, un produit bio ou naturel avec des ingrédients phares (aloe vera, miel, glycérine végétale…) placés en début de liste INCI et contenant des actifs (charbon, huile essentielle, gelée royale, acide de fruits…) est un produit sain, propre et efficace. Il convient bien sûr de le choisir en fonction de son type de peau ou de sa problématique du moment si l’on souhaite avoir des résultats cohérents : sérum à l’acide hyaluronique pour une peau à tendance déshydratée, baume corporel au beurre de karité pour les peaux sèches, savon saponifié à froid, surgras et sans huile essentielle pour les peaux sensibles etc… L’idéal est de savoir décrypter les étiquettes pour savoir ce que contient exactement un produit et en déduire sa qualité de façon globale. Il est bon aussi de connaître le degré de noblesse des ingrédients : une huile de tournesol donnera un produit plus basique et sans le fameux effet « waow » d’une huile d’argan par exemple. De même, un hydrolat sera plus intéressant que de l’eau.

Pour conclure sur ce point, je dirais qu’un produit exempt de pétrochimie, silicones, ingrédients irritants, inutiles et controversés, est un gage d’efficacité. Bon nombre de personnes sont habituées aux formulations conventionnelles et aux artifices comme le silicone, habituées à des parfums plus chimiques et puissants, à des produits très moussants qui décapent finalement la peau et le cuir chevelu, à de jolis packagings et promesses pilotées par des as du marketing que l’on nomme greenwashing etc… Il n’est jamais évident de sortir de ses habitudes de consommation, de sa zone de confort, mais le meilleur moyen de vérifier si le bio est efficace ou non, c’est tout simplement de le tester, sachant qu’une période de transition est nécessaire à la peau comme aux cheveux.

Le bio sent mauvais

Source : Pixabay, Crédit photo : silviarita

L’odeur c’est un peu comme les goûts et les couleurs : c’est très personnel mais c’est aussi une question d’habitude. Si depuis tout petits nous humons les mêmes effluves et utilisons les mêmes produits parfumés, il est forcément déroutant de s’orienter vers quelque chose de nouveau, de différent. J’aime faire le parallèle avec le sucre et le sel : si  vous les retirez progressivement de votre alimentation, le goût de vos repas sera altéré et plaira moins à votre palais et vos papilles qui n’y sont pas coutumières.

En bio il existe deux sortes d’odeurs :

  • Les plus naturelles, celles qui sont dues aux huiles essentielles et végétales, poudres ayurvédiques, extraits de plantes, beurres végétaux etc…
  • Les plus superficielles, celles qui sont dues à la mention « parfum » dans la liste des ingrédients. Pêche, amande amère, santal etc… sont quelques exemples.

C’est ainsi que nous pouvons avoir une gamme olfactive riche : fuitée, fleurie, épicée, sucrée, boisée, végétale. C’est d’ailleurs cette deuxième catégorie que je recommanderais en premier aux personnes désireuses de se tourner vers le naturel, le changement se fait ainsi plus en douceur. 

Le bio est une mode

Source : Pixabay, Crédit photo : jackmac34

Le bio et le naturel c’est ce qui existait au départ, du temps de nos grands-parents, bien avant l’apparition des supermarchés et grandes surfaces, bien avant la course au rendement et au « toujours moins cher », et cette normalité ne possédait pas de label à l’époque. Les personnes qui emploient le mot « mode » oublient certainement que c’est finalement toute l’industrie agro-alimentaire et cosmétique qui est devenue une mode bien ancrée dans les moeurs, effaçant ainsi les traces d’une époque où elles ne sont pas nées.

Les anciennes générations utilisaient du savon de Marseille pour se laver, faire la vaisselle, se raser, détacher et laver le linge. Elles allaient faire leurs courses au marché, chez l’épicier, le boucher et le boulanger et mangeaient donc des produits frais et non transformés. En ce qui me concerne, j’aspire à un retour aux sources, au plus près de la Nature, de la simplicité et de l’authenticité car je ne supporte plus le système de consommation qui nous est imposé à coup de marketing, ainsi que les méthodes de culture et de fabrication. Je n’appelle pas cela une mode mais plutôt une façon de vivre en harmonie avec mes valeurs et mes envies. Mais comme cela vient bousculer le schéma habituel de la plupart d’entre nous, il est plus facile de critiquer et d’attaquer plutôt que d’envisager les choses sous un autre angle. Consommer bio doit, je pense, résulter d’un cheminement intérieur et progressif fait de constats, d’interrogations, de recherches, d’une profonde remise en question et d’une volonté de changement de ses habitudes. En cela je ne suis pas d’accord sur le terme de « mode ».

Manger bio = se nourrir de graines 

Source : Pixabay, Crédit photo : RitaE

J’avoue ne jamais avoir compris le rapport qui pouvait exister entre alimentation bio et graines… En effet, l’agriculture biologique respecte l’environnement et les animaux dans son mode culture, et bannit les additifs, engrais et pesticides artificiels. Je consomme donc la même chose que ces personnes qui ont ce cliché : fruits, légumes, pain, céréales, poisson, légumineuses, produits laitiers, chocolat, oeufs etc… mais en version bio^^

En revanche, il est vrai que j’ai découvert les graines (et même certains légumes) en fréquentant les magasins bio car mes parents ne les cuisinaient pas quand j’étais enfant. Bénéfiques pour l’organisme elles apportent une touche colorée, savoureuse et croquante à mes plats : graines germées d’alfalfa et de courge dans mes salades, graines de sésame sur mes tartes aux légumes, pains maison au pavot et graines de tournesol, graines de lin broyées incorporées dans certaines préparations, graines de chia dans un smoothie ou saupoudrées sur une salade de fruits etc… Je les utilise régulièrement au quotidien car elles apportent un petit plus, une valeur ajoutée, un brin d’originalité mais mon alimentation ne se résume pas à cela, bien évidemment. 

Les personnes au naturel ne le sont pas à 100% dans leur apparence

Source : Pixabay, Crédit photo : lubovlisitsa

Consommer bio ou naturel n’a jamais signifié de vivre obligatoirement sans artifice d’ordre physique et je ne vois pas pourquoi l’un empêcherait l’autre. Pour ma part je m’épile, je me maquille presque au quotidien et je fais des colorations tous les mois pour camoufler mes cheveux blancs. Pour autant je ne me sens pas illégitime de tenir ce blog sur lequel j’aborde les thématiques du bio/naturel, du zéro déchet et du DIY. Une partie de mon maquillage est bio tandis que j’utilise des colorations végétales pour prendre soin de mes cheveux donc l’essentiel est que je reste en adéquation avec mes valeurs personnelles, mais vivre bio et penser bio est une démarche globale qui inclut un style de vie dans sa totalité, à l’intérieur de son corps et de son esprit, comme à l’extérieur. 

Je pense malheureusement que pas mal de personnes peu ou mal renseignées sur le sujet se représentent les consommateurs de bio comme des hommes préhistoriques vivant dans une grotte et se nourrissant comme à l’époque. Les mentalités ne sont pas toujours ouvertes à la nouveauté, au changement, et il est toujours plus facile d’attaquer que de tenter de comprendre l’autre. 

Manger bio c’est être végétar(l)ien 

Source : Pixabay, Crédit photo : silviarita

Voilà encore un raccourci qui me laisse assez dubitative. Personnellement je ne m’interdis rien donc certains jours je vais me préparer un repas végétarien voire végétalien, et d’autres jours je consommerai des produits animaux. Tofu, légumineuses, fruits et légumes, céréales, laits végétaux etc… font donc partie intégrante de mon alimentation tout comme la viande, le poisson et les oeufs. Etant donné que chacun est libre de ses choix, il existe, dans les consommateurs de bio des végétariens, vegans, flexitariens etc… 

Dans tous les cas, je ne peux que vous recommander de passer au bio, mais tout en restant vigilant car, comme dans tous les domaines de la vie, il y a des dérives et des abus. Lorsque ce n’est pas le cas, c’est un pur bonheur de prendre soin de soi avec des produits sains et propres. Il serait donc temps, pour les personnes qui critiquent, de ne pas s’abriter derrière ces idées reçues mais de creuser un peu plus loin pour élever le débat, et d’expérimenter pour pouvoir en juger. 

Etes-vous aussi confronté dans votre entourage à des remarques ou clichés dévalorisants à propos de ce mode de consommation? Que répondez-vous alors? N’hésitez pas à mentionner si, selon vous, les mentalités semblent évoluer dans le bon sens ou non.

En attendant de vous retrouver dans un prochain article, prenez soin de vous, en mode bio ou pas, mais en toute liberté et bienveillance, oui! ♥

 


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