Pourquoi et comment je suis passée au naturel

Hello ♥

savons
Source : Pixabay

Aujourd’hui j’ai choisi de vous expliquer mon parcours dans le naturel, à savoir la raison qui m’a poussée à entrer dans cet univers et la façon dont j’ai procédé. Je pense que cet article peut aider les personnes qui s’intéressent au sujet de près ou de loin ainsi que celles qui ont pour projet d’entamer une transition vers le côté green de la force 😉 Mon blog étant dédié à cette thématique il était temps que je l’aborde, non? Alors préparez-vous un thé ou un café car une longue lecture vous attend!

cheveux
Source : Pixabay

Tout a commencé en 2012 par un constat sans appel : quand je me voyais en photo je ne pouvais pas m’empêcher de remarquer que mes cheveux ressemblaient ni plus ni moins à de la paille… Je ne comprenais pas pourquoi, étant donné que j’utilisais des soins adaptés à ma problématique et que je ne les séchais jamais au sèche-cheveux. J’étais ainsi certaine de les protéger et de leur apporter ce dont ils avaient besoin mais visiblement cela était inefficace.

Alors un jour j’ai fait des recherches sur internet pour trouver des solutions afin de m’aider à changer cet aspect terne et sec qui donnait vraiment l’impression d’une chevelure mal entretenue. Je crois que c’est à cet instant précis que tout a basculé : j’ai passé un temps fou à lire des informations à ce propos mais aussi concernant la cosmétique au sens large. Recettes, astuces, avis sur des produits, conseils, une véritable mine d’or s’ouvrait devant moi… Une idée me renvoyait à une autre, qui elle-même me faisait me questionner et chercher encore et encore, jusqu’à tomber sur des articles de blogs, vidéos Youtube, livres et études qui me faisaient aller de surprise en surprise mais dans une spirale négative. C’est ainsi que j’ai commencé à réfléchir à tout ce qui tournait autour du marketing des produits, à ma consommation, mais aussi et surtout aux ingrédients qui composaient mes soins (shampoing, masque, crèmes, déodorant, gel douche, produits solaires, baume à lèvres etc… ).

Concernant mes cheveux, j’ai enfin compris que les silicones contenus dans mes shampoings et masques ne servaient qu’à cacher la misère et qu’un jour ou l’autre ils finissaient par les étouffer et les assécher.

J’ai enfin compris que mes gels douche étaient remplis de sulfates qui ne faisaient pas bon ménage avec l’eczéma que j’avais sur le corps depuis toute petite.

Mais aussi que les crèmes que j’utilisais contenaient du pétrole et des perturbateurs endocriniens.

Que mon déodorant était dangereux pour ma santé.

Etc…

J’ai pris soudain conscience de l’ampleur du système et de l’envers du décor : les industriels prétextent de nouvelles possibilités (réparer ses pointes sans passer par la case coiffeur, rajeunir de 10 ans, se débarrasser de sa cellulite en un temps record, avoir un déodorant efficace pendant 2 ou 3 jours d’affilée…), donc de nouveaux produits à tester absolument avec de belles promesses à la clé. Puis ils nous les vendent tout en sachant qu’à travers eux nous appliquons chaque jour sur notre peau et nos cheveux des ingrédients controversés, chimiques pour certains, inutiles pour d’autres, pas forcément de bonne qualité, voire dangereux à long terme. Ecoeurée et en colère, j’ai décidé de ne plus me laisser faire (à mon échelle) et d’arrêter de donner mon argent à ces grands groupes qui en ont déjà très largement, pour me tourner vers des produits aux ingrédients efficaces et non nocifs pour moi et la planète.

produits plateau de baignoire
Source : Pixabay

Bien entendu, malgré ma décision de vouloir changer mes habitudes, je débutais dans le milieu et j’ai fait des erreurs comme un peu tout le monde je pense. D’abord, même si j’avais désormais un regard très critique sur les produits qui trônaient dans ma salle de bains, il était hors de question pour moi de tout jeter à la poubelle pour racheter de nouvelles choses. Je n’aime pas le gâchis, et puis cela me permettait de faire une transition en douceur et de prendre le temps de savoir par quoi je pouvais remplacer tel ou tel produit. Comme je n’ai jamais une grande réserve dans mes tiroirs, tout s’est donc enchaîné assez naturellement.

J’ai d’abord investi dans un shampoing de parapharmacie en me rendant compte après coup que j’étais tombée dans le piège du greenwashing. J’ai alors compris que ce n’était pas le bon endroit pour faire mes achats et qu’il fallait absolument que les compositions n’aient plus de secrets pour moi afin de ne plus me tromper. Choisissant une méthode radicale, j’ai fini par écrire une petite liste de tous les ingrédients que je voulais bannir, et une fois dans les rayons je comparais la liste INCI à la mienne. La plupart du temps je finissais par reposer le produit à sa place, c’est-à-dire en parapharmacie, pharmacie, supermarché ou grande surface.

J’ai ensuite cherché sur internet s’il y avait des magasins bio à coté de chez moi et il se trouve que la ville d’Aix-en-Provence en est particulièrement bien dotée. J’ai ainsi commencé à acheter mes cosmétiques dans ce type d’enseignes mais aussi sur internet. A ce moment-là le bio n’était pas aussi développé que maintenant et le choix était plus restreint mais il avait au moins le mérite d’exister.

Cosmétique maison
Source : Pixabay

Je souhaitais également me lancer dans l’aventure des tambouilles maison car cela me permettait de savoir ce qu’il y avait exactement dans mes produits, de faire de belles économies et flatter mon ego en me disant « c’est moi qui l’ai fait » 🙂 Pas toujours convaincue par les recettes que je testais, j’alternais entre des produits bruts que j’achetais sur le site Aroma-zone et des produits prêts à l’emploi.

Tant que j’y suis j’en profite pour faire un petit aparté sur le site dont je viens de vous parler car il peut faire polémique. Certaines personnes l’adorent et ne jurent que par lui, tandis que d’autres partagent la même opinion que moi. Lors de mes débuts dans la green beauty j’ai passé plusieurs commandes, ravie de découvrir cet univers plein de recettes à faire soi-même. Mais au bout d’un moment je me suis rendue compte que chacune d’elle nécessitait beaucoup d’ingrédients que je n’avais pas forcément l’occasion de réutiliser par la suite, ou bien que les formats étaient tellement grands que je n’arrivais pas à les utiliser en temps et en heure, et ils finissaient par se périmer. Ce site propose à la vente de plus en plus de produits et peut attirer car les prix sont peu élevés, mais malheureusement la qualité n’est pas forcément au rendez-vous selon les catégories. Je pense néanmoins que c’est une bonne alternative pour démarrer une transition du conventionnel vers le naturel à condition de faire des achats raisonnés.

Je reviens dans le fil de mon récit…

En dehors des magasins bio et du web, c’est par le biais d’une box beauté que j’ai pu faire de belles découvertes et élargir mon horizon et mes connaissances. J’ai ainsi été abonnée à la Biotyful box pendant 3 mois je crois, en ayant l’impression que j’ouvrais un cadeau de Noël à chaque fois. Mais au bout d’un moment j’ai réalisé que recevoir 5 à 6 produits chaque mois était beaucoup trop pour moi et que cela ne correspondait pas à ma consommation personnelle. Je voyais bien qu’en peu de temps j’avais des produits qui commençaient à s’accumuler en plus de ceux que j’achetais déjà moi-même, et puis ils ne me convenaient pas forcément. J’ai donc mis fin à l’abonnement de cette box et je ne l’ai pas regretté.

légumes
Source : Pixabay

Parallèlement à ce cheminement, c’est le domaine de l’alimentation qui a suivi. J’ai eu l’opportunité de côtoyer pendant une période de ma vie un cercle de personnes qui mangeaient bio et fait maison, et je me régalais toujours lorsque nous faisions des repas en commun. Parmi ces personnes il y en avait une qui effectuait une reconversion professionnelle dans l’agriculture biologique. C’est là que j’ai acheté mes premières cagettes de légumes en bénéficiant de tous les conseils qui allaient avec. Découvrir le contenu de son panier permet de développer son imagination pour préparer des ingrédients qu’on n’a pas forcément l’habitude de cuisiner ou que l’on découvre même pour la première fois ( je plaide coupable…).

A nouveau je me suis beaucoup renseignée sur le sujet et notamment sur les pesticides, les différents types d’agriculture, les conditions d’élevage des poissons et des poules entre autres, et tout un tas de choses aussi difficiles à digérer que celles concernant la cosmétique. J’ai également pris conscience des dérives qui existent aussi dans le bio : il faut savoir faire ses choix en conscience et être toujours très vigilant pour ne pas tomber dans les pièges qui peuvent se dresser devant nous.

ménage au naturel
Source : Pixabay

Pour terminer mon parcours du combattant, ce sont les produits ménagers qui ont suscité ma curiosité. En effet, je me rendais compte que certains étaient particulièrement irritants et me faisaient systématiquement éternuer quand je les utilisais. Après quelques heures de recherches intensives (vous me connaissez maintenant, hé hé…) j’ai trouvé des recettes de grand-mère avec des ingrédients simples, polyvalents et sains : savon noir, vinaigre blanc, huiles essentielles, cristaux de soude, savon de Marseille, bicarbonate etc… A moi la lessive maison, le spray multi-usages, l’astuce naturelle pour déboucher les canalisations ou encore le produit pour nettoyer les sols!

Aujourd’hui je ne consomme pas 100% bio, que ce soit au niveau alimentaire ou cosmétique et ce, pour diverses raisons : budget limité, inefficacité de certains produits, maquillage conventionnel à terminer… Mais le bio a quand même une place très largement majoritaire dans mon quotidien même si mes proches ne comprennent pas forcément ma démarche mais de toute façon, je le fais pour moi, pas pour eux.

Voilà, je crois n’avoir rien oublié dans les grandes lignes de mon chemin pour accéder au monde du naturel. Une chose est sûre : je ne reviendrai jamais en arrière car je suis alignée avec mes valeurs et je me sens donc sereine ainsi. J’ai d’ailleurs pu, grâce à cette démarche, découvrir le monde de l’artisanat, l’univers de la saponification à froid, les ingrédients bruts, les merveilles et les limites des produits naturels, la proximité et l’échange avec les petits créateurs etc… bref, une expérience particulièrement enrichissante.

Si vous songez à changer votre façon de consommer, gardez toujours en tête que c’est VOTRE choix et que les autres doivent le respecter (à défaut de le comprendre) et qu’il vaut mieux y aller petit à petit : lentement mais sûrement, en restant bienveillant avec vous-même. Et si vous avez besoin de conseils mon blog est là pour ça 🙂

Et petite piqûre de rappel par ici : vous avez jusqu’au 31 août pour participer à mon concours pour remporter un lot sur le thème du zéro déchet (vous y trouverez d’ailleurs quelques unes de mes créations). Rendez-vous dans mon dernier article 😉

 


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